Méditation pour le dimanche des Rameaux du 5 avril 2020

Lire Evangile de Matthieu 21/1 – 11 (+ Zacharie 9/9 – 10)

 

Les rois, les reines, les royaumes …. Voilà des personnages, des mondes qui nous fascinent. Cela vient peut-être de notre enfance, avec les contes, ou alors des médias qui nous relatent régulièrement les sagas familiales royales et princières…

 

La royauté est présente dans la Bible. Souvenez-vous : Dieu finit par accepter que le peuple d’Israël choisisse un roi. Il y aura d’abord Saül, puis David, Salomon et d’autres moins connus. Et puis il y aura le Messie annoncé, présenté comme un roi. Enfin dans les évangiles, Jésus ne cessera d’annoncer le royaume de Dieu, ou royaume des Cieux.

 

Un roi …. Dans une époque où ils n’ont plus guère de pouvoir, remplacés par des présidents ou hélas des dictateurs, le roi continue de nous faire rêver.

 

L’entrée de Jésus à Jérusalem, c’est l’entrée de Jésus comme un roi. Et en cela nous avons l’accomplissement d’une prophétie (cf  livre de Zacharie ch. 9). Mais Jésus se montre un roi différent. Et cet épisode unique nous dit beaucoup sur lui :

 

– Il rappelle l’autorité de Jésus (quelle autorité il manifeste quand il envoie les disciples trouver l’âne ! on dirait qu’il sait qu’on ne peut lui résister, et que tout est écrit d’avance !). Autorité et en même temps discrétion. Pas de grand appel public. Juste quelques disciples envoyés.

 

– Le moyen de locomotion habituel de l’époque : les pieds ! on marchait beaucoup, on marchait seulement. Et Jésus en a parcouru à pied des kilomètres en Galilée. Comme tout le monde. Donc monter sur un âne, c’est unique, et montrer quelque chose de complètement différent. C’est marquer sa dignité, sa supériorité. En même temps l’âne est un animal de travail, et un animal pacifique. C’est le cheval qui servait à aller à la guerre. Donc pour Jésus dignité d’un roi, et aussi humilité, proximité, paix. Un roi de paix.

 

– Et nous trouvons dans ce récit les acclamations des gens. C’est un hommage qu’on rend à un personnage admiré, aimé. Hommage d’un peuple à un souverain adulé. Mais cette acclamation, c’est « Hosanna », qui signifie « qui donne le salut ». C’est donc un hommage spirituel, qui exprime une attente profonde, une espérance au-delà de l’humain.

 

– Enfin nous trouvons dans ce récit le « tapis rouge » d’alors : des branches et des vêtements mis à terre. Des rameaux. C’est cela qui a donné le nom à la fête : dimanche des Rameaux. Pourquoi a-t-on mis l’accent sur ce détail du récit ?

 

L’épisode de l’entrée de Jésus à Jérusalem se retrouve dans les 4 évangiles (cela dit combien il a paru important). Relisez-les et comparez-les. Dans trois, on parle de rameaux. Dans un (l’évangile de Jean) on les agite, et dans deux on les met par terre.

 

C’est le printemps, et malgré la pandémie et le confinement, nous nous émerveillons à nouveau du réveil de la nature. Et nous sommes attentifs aux rameaux. Ces petites branches en même temps fortes et fragiles. Il y a là une image de notre espérance. Jésus comme un rameau. Il s’agit donc de la part de la foule d’un geste annonciateur. Jésus le rameau. Qui va être écrasé.

 

A l’entrée de Jésus à Jérusalem, chacun l’honore. Et peu après les choses vont mal tourner pour lui. Comme si l’acclamation était venue trop vite. Le roi n’est pas encore en gloire. Et les rameaux le rappellent.

 

Temps de la Passion. Début de la Semaine Sainte. Notre attention se porte sur tous ces rameaux qui à l’image de Jésus sont aujourd’hui écrasés. Sans citer de pays (il y en a tant, et les moins médiatisés méritent aussi notre attention), tous ces enfants martyrisés, ces femmes violées, ces hommes exploités et tués pour… rien. Tous ces migrants.

 

Des rameaux écrasés au passage de Jésus et des foules : comme une image de tous nos écrasements, de toutes la dignité humaine foulée aux pieds. Une image aussi pour toutes les souffrances que nous ou nos proches endurons parfois.

 

Mais nous savons que l’écrasement du Christ débouche sur un relèvement, un réveil, une résurrection qui pointent déjà à l’horizon. Présents déjà dans cet hommage des foules au roi de la vie. Au bout de nos écrasements se lève l’espérance.

 

La fête des Rameaux est traditionnellement dans l’Eglise réformée de notre canton la fête de la confirmation. Accueil des catéchumènes par notre église et accueil du Christ par les catéchumènes. Cela n’est pas le cas cette année pour cause de coronavirus, mais cela ne demeure pas moins la fête de l’accueil du Christ roi dans nos vies, comme les foules d’alors. Un roi très spécial, qui partage notre humanité et ses détresses, et ouvre les portes d’un royaume de vie et  d’amour.

 

Amen

Cantique Alleluia 33-35

 

  1. Jésus Sauveur, nous t’acclamons, Et dans nos vies nous t’accueillons. A toi la gloire, à toi l’honneur, A toi le règne, ô grand vainqueur !
  2. Prends-nous, Jésus, pour te servir Et pour t’aimer, pour t’obéir ; Affranchis-nous de toute peur, Seul roi, seul maître et seul Seigneur !
  3. Tu règneras, victorieux… Viens donc hâter ce jour heureux ! A toi, Seigneur, va notre foi ; nous n’avons d’autre espoir qu’en toi.

https://www.youtube.com/watch?v=U_TsilwSWoY

 

Jésus Sauveur nous t’acclamons – YouTube

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